L'abbaye de MARMOUTIER (67) Photos
de
Bernadette PLAS et Alain DELIQUET
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Les
Silbermann sont assurément les plus connus des facteurs
d'orgues alsaciens. En 80 ans (1703-1783) d'activité
à Strasbourg, cette famille a réalisé
91 instruments, d'une qualité bien supérieure aux
standards de leurs contemporains. Matériaux de choix,
étain "anglais", étude approfondie de la facture,
des édifices, de l'acoustique : les Silbermann ont su se
donner les moyens de produire une oeuvre destinée
à traverser les siècles. L'orgue de Marmoutier a été construit par André Silbermann de 1709 à 1710. Comme à son habitude, Silbermann ne garda rien de l'instrument précédent. "Anno 1709 ist diese orgel gesetzt worden Damahl war des Weyn erfrohren Und Muste Man sich des Schobbens vor eine Halbe Mass bedienen. Es Mangels auch sonst Nirgents als an allen orden." (Inscription retrouvée dans la tourelle gauche du positif) Cet instrument faillit coûter la vie à André Silbermann : l'un de ses ouvriers s'était enivré lors d'une livraison de vin au monastère. Lorsque Silbermann vint le réprimander, l'ouvrier l'agressa à l'aide d'un outil tranchant. Ramené à Strasbourg, André passa plusieurs semaines à l'hôpital. Le buffet, en chêne, date de 1709 et a été construit par Andreas Bender. Contrairement à Gottfried, André et Jean-André ne construisaient jamais leurs buffets (mais en dessinaient les plans). L'ébéniste Bender, installé à Strasbourg, fut le sous-traitant préféré d'André, jusqu'à ce qu'un différent, en 1730, mit un terme à leur collaboration. Le grand buffet a 7,30 m de haut pour 4,20 m de large et 2,60 m de profondeur, et le petit 2,70 m de haut pour 1,83 m de large et 80 cm de profondeur. Les proportions de l'ensemble sont dictées par des principes géométriques simples. On trouve à Marmoutier toute l'ornementation traditionnelle : jouées, rinceaux, claires-voies, frises, culots, copieusement ornés de feuilles d'acanthe. Les couronnements sont des pots à fleurs au grand-orgue, le positif en étant dépourvu. Plus originale est la guirlande de fleurs (ornée d'un ruban) qui descend depuis la tourelle centrale jusqu'à la console : cela n'a été rendu possible que par la hauteur peu commune du soubassement. Façade en étain, d'origine. Aplatissages en triangle, sauf pour les grandes tourelles du grand-orgue (écussons rapportés en plein cintre) ainsi que pour les tuyaux centraux des plates-faces du grand-orgue, et des autres tourelles. A l'origine prévu pour être placé sur un jubé, ce buffet a été placé en tribune peu avant la Révolution. La pédale fut relevée à cette occasion (et pas du tout en 1955 comme on peut le lire parfois). Ceci permet de montrer la Flûte 16' entre les tourelles du grand-orgue, et donne toute sa personnalité à l'orgue de Marmoutier, en constituant un arrière plan boisé en forme de mitre. Depuis 2010, ces tuyaux sont à nouveau ceux d'André Silbermann (1710) ; ils correspondant au seul jeu de pédale installé à l'origine. ____________________________ Sources: http://decouverte.orgue.free.fr/orgues/marmouti.htm#F670283002P03 http://frederic.chapelet.free.fr/marmoutier.htm |
Noël VI: Sur les jeux d'anches sans tremblant et en duo |
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Noël XI: En Récit, en taille et en duo |
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Noël XII: En grand jeu et duo dit "Noël Suisse " |
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Noël X: En grand jeu et duo |
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Noël IX: Sur les flûtes |
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Noël VIII: Sur les jeux d'anches sans tremblant et en duo dit "Noël étranger " |
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