Le
Monastère de Silos est situé dans la province de
Burgos,
à l'Est de la Vallée de Tabladillo dans le grand
plateau castillan déjà mentionné comme
"Tabladillo" vers 954.

On retrouve à Silos des vestiges préhistoriques, celtes, celto-ibérique, romaine et wisigothique.
C'est
probablement à l'époque wisigothe au VII1e siècle
que la vie monastique commença à Silos, sous forme de
petites communautés indépendantes mais liées entre
elles.
Par la suite la communauté manifesta une
grande vitalité au Xe siècle, époque où
elle se réorganisa.
Nous connaissons les noms de quelques abbés: Gaudencio (929-943), Diégo (950), Placentio (954), Blaise (978-979).
De
son scriptorium il nous reste 3 livres: les "conférences" de
Cassien, copiés par le moine Alburano en 928; le "commentaire de
la règle de St Benois" de Smaragde, écrit en 945 par le
moine Jean; et surtout "les gloses de Silos" écrit vers
970.
La vie de la communauté est régie depuis 945 par la règle de St Benois.
Après
un demi siècle de décadence, suite aux razias d'Al
Manzor, calife de Cordoue (de la fin du Xe s. aux premières
décennies du XIe) Silos accuellit le 24 janvier 1041 St.
Dominique qui dirigea le monastère en tant que Père
Abbé jusqu'à sa mort le 20 decembre 1073.
St.
Dominique fit entreprendre la construction des galeries Est et Nord du
cloître, et dans la 2eme moitié du XIIe ses successeurs
complétèrent l'édification des cloîtres
inférieur et supérieur et achevèrent totalement la
construction des autres bâtiments du monastère roman de
Silos. Il s'agit alors d'un véritable âge d'or.
Le
Beatus de Silos dit aussi Apocalypse de Silos est un manuscrit
enluminé contenant notamment un commentaire de l'Apocalypse de
Beatus de Liébana, écrit et décoré au sein
de l'abbaye de Silos achevé en 1091 pour l'écriture et
1109 pour l'enluminure. Il est actuellement conservé à la
British Library.
Pendant plus de mille ans la vie monastique de
Silos ne s'est pas interrompue, même si elle a connu des hauts et
des bas et, il est vrai, une parenthèse de 45 ans de 1835 a
1880: il s'agit de l'époque où les moines furent
obligés d'abandonner leur monastère comme l'exigeaient
les lois d'exclaustration et d'expoliation du gouvernement
libéral de Mendizabal.
C'est durant cette période que
la majeure partie des manuscrits, des archives, du mobilier et des
oeuvres d'art furent perdus
La vie monastique a repris
à Silos le 18 décembre 1880 avec un groupe de moines
bénédictins français venus de l' abbaye de
Ligugé dirigés par dom Ildefonse Guépin de
Solesmes.
Ils plantèrent le cyprès et entreprirent la
restauration et réussirent à récupérer 14
manuscrits dispersés, presque toutes les archives.
La communauté
d'homme actuelle offre à participer aux offices et à les
entendre chanter en grégorien.
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LE CLOITRE

Le
cloître de Silos se présente sous la forme d'un
quadrilatère comprenant 16 arcs dans les galeries Nord et Sud
et
14 dans les galeries Est et Ouest.
Il est formé de deux
niveaux: un cloître inférieur et d'un cloître
supérieur.
L'exacte superposition de ce dernier au cloître
inférieur forme un ensemble exceptionnel, d'une beauté et
d'une sveltesse remarquables.

Le cyprès planté par les bénédictins
La
tradition attribue à St DOMINIQUE la construction du
cloître, le départ des travaux serait l'angle
Sud-Est; ils se seraient prolongés par l'édification de
la galerie orientale, puis par celle de la galerie Nord. Ces deux ailes
du cloître datent de la 2 ième moitiée du XIe .
Le
sculpteur n'a laissé ni la date ni son nom. C'est un
maître de génie, soucieux de perfection, attentif aux
détails.
On lui attribue les 6 bas-reliefs A B C D E et des 36 premiers chapiteaux,
cymaises, archivolte et corniche est anonyme. Nous lui donnons le nom
de premier maître ou premier atelier. C'est un artiste de
génie, perfectionniste, fin, infiniment soucieux de chaque
détail; il a le sens de toutes les proportions, sait
créer la variété et suggérer par son style
la vie et la lutte. Son oeuvre est une pièce unique dans l'art
roman universel.
Le premier maître:
Angle NORD-EST


La descente de la croix

La galerie NORD

n° 16

n° 17

n° 18

n° 19

n° 20

n° 21

n° 22

n° 23

n° 23

n° 32
Angle nord-ouest
Jésus et les disciple d' Emmaüs (XI e)
et le doute de St Thomas (XI e)


La coquille

La galerie nord


détail d'un motif du sol (contemporain)

Le plafond du XIV e

à gauche le cénotaphe de St Dominique

Détail du doute de St Thomas

n° 33


n° 34

n° 34

n° 35

n° 35

détail de la tête des flamands

n° 36


n°37

n° 38 scènes autour de la naissance de Jésus

n° 38

n° 39


n° 39 ++ et le pilier torse


n° 40 entrée de Jésus à Jérusalem



n° 41 harpies


n° 42

n° 43


n° 43

n° 44

n° 45 harpies


n° 47
Angle sud-ouest
Pendant
la 2 ième moitiée du XII e siècle après un
demi-siècle d'interruption,
le cloître inférieur
est complété par les galeries Ouest et Sud.
L'évolution est sensible: on a alors plus de volume, plus de
réalisme.
Ce deuxieme maître, ou atelier a
réalisé, lui aussi, un ouvrage d'une grande
qualité et tout spécialement dans les deux tableaux de l'angle Sud-Ouest.

Annonciation et couronnement de Marie (XII e)
(Luc 2 26-38)

Arbre de Jessé
Mathieu 1, 1-17
Sam 16, 1-13


n° 48


n° 49

n° 50


Vue sur la galerie supérieure
Le cloître supérieur,
placé dans une exacte symétrie verticale par rapport au
cloître inférieur,
comprend la même distribution et
les mêmes proportions.
Cependant, sa sculpture des chapiteaux est
beaucoup moins fine que celle du cloître inférieur, moins
riche en détails;
il donne même l'impression d'avoir
été réalisé rapidement, en cette fin du
XIIe siècle,
pour permettre l'achèvement de la construction des
autres bâtiments du monastère.


n° 51

n° 52



n° 53




n° 54


n° 55 sagitaires


n° 56

n° 56 harpies

n° 57


n° 58



n° 59


n° 60



n° 61


n° 62 centaures



n° 63


n° 64
Angle sud-est
L'ascencion et la pentecôte
XI e
(Actes 1, 3-11)
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