En 1936 le couple achète une maison à Carhaix par adjudication à la bougie.
25 place des Halles (ou 16 place des droits de l'homme selon
l'époque) et ma grand-mère y faisait des crèpes.
 

Dans les années 50 ma grand-mère y faisait crêperie deux jours par semaine.
Il y avait presque toujours deux fiacres stationnés, car les
clients, des habitués venaient en fiacre à cheval.
Chaque famille apportait un panier dans lequel il y avait une assiette
avec autant de petits tas de beurre salé, de la taille d'une
petite noix
pour autant de crêpes pour la table, certains apportaient les oeufs pour bénéficier d'une réduction.
Ma grand-mère étalait ces assiettes au dessus de ses bassines de pâte à crêpe, sur une planche
et finissait chaque crêpe en étalant la noix de beurre
dessus, puis elle repliait la crêpe et la servait sur une
assiette.
Personne n'aurait songé à garnir une crêpe, elles
se mangeaient avec les doigts, en découpant un bout de
crêpe que l'on roule si c'est possible.
Les crêpes de mam-goz avaient les bords croustillants, un délice.
Souvent la dernière crêpe était terminée avec un oeuf étalé, au lieu de beurre.
Elle préparait la veille, dans une énorme bassine
à lessive de 100 litres, la pâte au froment et le matin
même une plus petite pour
les sarazines.
Sous la fenêtre à gauche, celle qui a une belle moustache, il y avait un tonneau de cidre et c'est moi qui servait.
Les toilettes c'était un pot de chambre à l'étage,
à Carhaix il n'y avait pas de tout à l'égout et
chaque matin toute la vieille ville,
en sorte de procession, emmenait
son seau pour le vider dans un sentier en forme de ruisseau puant...bordé d'orties gigantesques.
A ce jour l'habitation est toujours une crêperie.

Au rez-de-chaussé une grande salle avec une cheminée qui contenait 3 billigs côte à côte,
qui fonctionnaient au bois, puis progressivement au gaz butane.
A l'étage, la grande pièce est
séparée en trois par une cloison de bois, on
aperçoit les fenêtres
de chaque chambre et il y avait une pièce pour stocker la farine, avec plein de pièges à souris.
Au dessus par une échelle
on accèdait au grenier où était stocké le bois pour les billigs.
Devant la maison il y avait la place pour deux cabriolets ou charettes à chevaux.
Mon grand-père a acheté en ville lorsqu'il est devenu
maquignon car il voulait que ses filles aillent à l'école.
Il savait lire et écrire mais ma grand-mère non, elle a
appris le français avec l'arrivée de la
télévision
dans les années 60 !
La recette des crêpes au Sarrazin à préparer le jour même.
Pour 100 crêpes
farine sarrasin: 5kg
lait entier: 3 litres
eau: 3 litres à ajuster pour la consistance
œufs: 40
cuillères à soupe de sel: 20
plus 3 plaques de beurre salé de 250g pour étaler sur les crêpes en fin de cuisson avant de plier.

1935 certificat d'étude de Rosalie à l'âge de 14 ans.
|

Rosalie a 16 ans le 25 septembre 1937 et entre comme domestique le 27
septembre 1937 chez le docteur Rousseau Paris VIIeme.
Rosalie part travailler à Paris ainsi que sa tante Margot pour
la chaperonner, les deux sont copines et ont le même âge.
Ma mère a aimé cette famille et plus particulièrement la femme du médecin qui
a beaucoup éduqué ma mère, c'est aussi elle qui lui a
conseillé d'attendre la fin de la guerre pour se marier.
"On ne se marie pas avant de partir à la guerre" lui disait-elle.
ils avaient aussi un manoir en Corrèze, à Lubersac où Rosalie est venue avec eux.
Elle les quitera le 15 novembre 1939.

Moïse à l'époque était domestique à Neuilly-sur-Seine chez le Docteur Flamand
d'octobre 1934 à juillet 1939, date de sa mobilisation.
C'est en 1938 qu'ils se rencontrent, au bal breton du samedi soir de la porte
Clichy, Rosalie danse avec Moïse
Elle s’est rendue au bal
entraînée par Margot sa tante _mais du même âge et peut-être plus délurée _
toutes les deux
sont des bretonnes bretonnantes.
Margot fréquentait Louis Delage un ami de Moïse et c'est lui qui a entraîné Moïse à ce bal.
Rose et Moïse se plaisent et
ne se quitteront plus jusqu’à son
arrivée à la maison de retraite Darcy-Brun, parce qu'Alzheimer !

Rosalie et Moïse se fréquentent et j'ai retrouvé cette carte
envoyée par mon père qui est parti au front:

Rosalie et sa mère se font embaucher à la poudrerie nationale du moulin blanc le Relecq près de Brest,
depuis le 12 décembre 1939 jusqu'au premier aout 1940
Mam-goz et Rosalie y travaillent et habitent dans le quartier Saint-Marc.

Mon grand-père est décédé juste à la
déclaration de guerre, en allant à vélo
écouter les informations à la radio.
Il travaillait aussi à la poudrerie.
(Je ne connais pas non plus la date exacte de son décès
par accident, renversé à vélo, par une automobile.)
Moïse mobilisé
le 26 aout 1939, Moïse, démobilisé le 14
juillet 1940, retourne
le 15 juillet 1940 chez Michelin, Boulevard Pereire à Paris XVIIe.
En Aout 1940 Rosalie repart à la capitale, Rosalie ne travaille plus dès septembre 1940, elle va en Charentes.
Elle revient en région parisienne et est embauchée le 1er mars 1941
part un banquier Mr Albert Baffoy à Neuilly-sur-Seine.
Ensuite de janvier 1942 à septembre 1942 elle travaille comme femme de ménage
à la Société immobilière et Financière à Courbevoie.
Puis en Aout 1942 elle entre comme ouvrière chez Lubin, parfumeur à Courbevoie,
qu'elle quitera en avril 1943 pour aller à LA FORGERIE à
Lessac se réfugier afin que Moïse échappe au STO.

Rosalie en bretonne

Mam-goz, Léonie et François en 1938 |
.

La première femme à gauche est une tante de Rosalie, scène battage en 1940 à Carhaix.
 

Vers 1940 Léonie, Mam-Goz et Rosalie
Le 1er mars 1941 Rosalie rentre chez Albert Boffoy à Neuilly-sur-Seine jusqu'au 31 juillet 1941

1941 mariage de Rosalie et Moïse pour de bon cette fois !
Moïse travaille chez Michelin,
Le 3 janvier 1942 Rosalie rentre à la société immobiliaire et financière
17 allée du midi à Courbevoie. Le couple habite Courbevoie dans
un des immeubles Michelin, au 11 rue Pierre Brossolette, au 11 ième étage
Un couple d'amis, les Delage habitent dans l'immeuble derrière
et ma maraine Léonie avec son mari Job Saluden au cinquième
d'un autre immeuble encore derrière le précédent.
Je me souviens de l'énorme garage souterrain pour les vélos dans
chaque cour.
Le 31 aout 1942 Rosalie entre chez Lubin, parfumeur, 73 Boulevard de Verdun à Courbevoie
jusqu'au 9 avril 1943.
D'avril 1943 à mai 1946, elle ne travaille pas, elle est probablement à La Forgerie puis
à Courbevoie après son accouchement.

1943 Rosalie fait les vendanges en Charente.

26 septembre 1944 Rosalie met au monde Alain
à Confolens

En 1945 baptème d'Alain avec Albéric son parrain.
1945, le couple Deliquet habite au 11ième et dernier étage, 11 rue Pierre Brossolette
un ensemble de plusieurs immeubles Michelin, dont un fut bombardé par les alliés.
En Février 1946, Moïse travaille chez Vaysse
jusqu'en septembre 1949.
Ma mère me met chez ma grand-mère à Carhaix, pour pouvoir travailler.
En mai 1946 Rosalie reprend chez Lubin jusqu'en avril 1946
Puis chez Herckeblaut Danson jusqu'en novembre 1948.

Ma mère pour travailler m'a emmené chez sa mère à Carhaix
ou je suis resté jusqu'à l'âge de 4 ans.
J'ai plein de copains et copines, ou joue soit chez Guénola, qui habite
sur la même place des Halles, mais ont une cour fermée,
soit chez Luce Le Noce qui habite à côté.
Les chats, ma grand-mère et moi dormions dans le même lit, pur bonheur !
A Carhaix on parle breton.
 
Margot Carré a eu aussi son premier : Patrick Carré (en blanc)

Carhaix l'église.

 
6 aout 1947, une lettre de Rosalie en vacances à Carhaix.

Chaque été, ici 1948, Rosalie et Moïse vont en Bretagne, à Carhaix
puis à Pentrez- plage où ils louent une chambre dans une ferme.
Une grosse motte de beurre nous accueille, une table un lit et un réchaud à pétrole.

Le 30 novembre 1948 Rosalie entre chez Bertrandias
où elle restera jusqu'en 1977, date de prise de la retraite de Moïse, Rosalie
le suit à Dolus, en chomage jusqu'à sa retraite en 1981.

1950 Mam-goz
En 1950 Rosalie fait venir à Courbevoie son fils, Alain
pour le faire entrer à la maternelle.

Annick Saluden, ma cousine, fille de Léonie Prigent, ma tante et maraine.
Elle prend ma place chez Mam-Goz à Carhaix.
Annick est née le 7 juillet 1951

1953 à Cormeilles-en-Parisis, mes parents achètent le pavillon
rue du travers des champs Guillaume.


Les femmes chez Bertrandias en 1955
Au premier rang les soeurs Lépidi : Xavière et Geneviève et Rosalie.

A Pentrez
19 juin 1955 première communion à Cormeilles

Mam-goz est venu pour l'occasion en train.

A Cormeilles, l'entrée du pavillon, on accède à la cuisine
quasiment sans fenêtres, en sous-sol. Au dessus deux chambres et
par une échelle extérieure on peut accéder au grenier.

Visite probablement vers 1958-60 à Carhaix avec la 4CV

Rosalie et Moïse sont venu un été à Oléron voir Albéric
qui a vanté ce coin de paradis.
Ils achètent une maison de pêcheur à La Gaconnière.
Le couple Renauld sont nos voisins, lui est ostréiculteur retraité.
La mère Renaud a une vache qu'elle sort tous les jours pour brouter.

1960 pêche au couteaux : (Alain, Rosalie et Moïse)

La Gaconnière

Rosalie en 1960

1961 Rosalie, le père Renauld, Alain, Moïse
une fille Sauton, Mme Sauton qui habite en face et Mme Renaud

1962 Pentrez

1964 le bac probablement l'Amiral Duperré.

Annick envoie une carte à sa maraine à chaque occasion, celle-ci en 1964.

1965 Rose, Moïse et Alain

1966 Rosalie est très fière d'avoir adhéré,
ce qui n'était pas le cas de tous les ouvriers et
employés.



Annick Saluden, filleule de Rose en 1967 à Cormeilles avec Diane.

1968 Mam-Goz vient à Cormeilles pour le mariage d'Alain.
Les deux soeurs, déjà en bisbille pour des broutilles, se sont
séparées pour toujours,
a cette occasion, et Léonie a cessé
de rendre visite à Cormeilles.
Ma mère n'a plus revue sa soeur depuis, ni même
téléphoné et réciproquement, ce sont des
bretonnes !
Mariage d'Alain et Chantal en Mai 1968, contre l'avis de Rosalie
qui a même traité Chantal, sa future brue, de fille de mauvaise vie !
Les relations entre belle-mère et Chantal sont restées très distantes,
avec de nombreuses paroles comme ma pauvre fille.. relations envenimées jusqu'en 2012.
Chantal ayant même déclaré à Rose qu'elle n'aurai pas
la même attention pour elle, contrairement à ce qu'elle a fait pour Moïse
qu'elle a beaucoup entouré et aidé jusqu'à ses derniers jours.

1970 à Harcigny dans l'Aisne

1972 La Gaconnière

1971 Naissance de Nathalie à Quito
leur première petite fille.

Vers 1972 Guiguite et Loulou devant la maison de La Gaconnière
Guigui travaille chez Bertrandias et est grande copine de Rose.

Moïse et Rosalie gardent tous les étés en aout, l'usine qui ferme.
Ils y vont pour surveiller, ouvrir le courrier, voire faire des
expéditions exceptionnelles, ils ont la confiance du patron.
1973 Moïse et Rosalie achètent à DOLUS
d'Oléron la maison où ils ont l'intention de passer leur
retraite.

1973 Ils achètent la maison témoin, résidence du Moulin à DOLUS.

Une fiche des fiches de paye, j'en ai trouvé une pleine valise !

Aout 1977 Mam-goz et Annick en Bretagne

27 aout 1977 mariage d'Annick filleule de Rosalie avec Xavier Henry.

1977 décès de Mam-goz pendant son sommeil à Carhaix à l'âge de 77 ans.

Permis de passer en voiture le pont à péage pour les résidents.
Rosalie ne conduit pas, elle n'a jamais voulu passer le permis.

1977, Julie, Delphine et Rose à Pontaillac

Hiver 1977-78 Mamie et Pépé à Villapeyron (Chatel)

Mars 1978 à Oléron, Julie est en route...

Juin 1978 à Villapeyron, ils sont venus voir leur petite fille qui vient de naître le 13 juin.

Mamie et Pépé grands-parents pour la troisième fois.


Été 1980
 
1981 et 1982

21 avril 1983 mariage de Martine et François Deliquet.
Tonton Pierre, tata Marie, tante Henriette, Rosalie, Moïse, tonton Pierre, tante Valentine, tante Marie de Lorette.

Février 1984, les 3 petits enfants de Rose et Moïse Deliquet.


Xavière et Geneviève, secrétaires chez Bertrandias donnent de leurs nouvelles.
Ce sont elles qui ont prété 50000 fr à Alain pour acheter le chalet à Villapeyron.
(Mes parents se portant garants probablement.)

Été 1985 visite d'Annick Henry avec Olivier et Christophe.

Janvier 1986 aux Baléares

Dans le garage, Mamie fait des crêpes, 1986.
(Julie dans l'escalier)

1988, sortie du club, Mamie en a été trésorière.
Une fois par semaine au moins belote et rebelote.

1989, la famille est rassemblée pour faire connaissance avec les Bordier.
Mr Bordier vient de faire l'arbre généalogique des Deliquet.
De gauche à droite: Claudette, Valentine, Henri, Mme Bordier, Moïse, Rosalie, Henriette, Marie, Pierre, ?,?.


Le club fête leur 50 ans de mariage.

1991 DOLUS Rosalie Moïse, Delphine, Chantal et Julie.


Photos d'identités 1992

Éclade 15 mai 1992 à DOLUS

Éclade 15 mai 1992 à DOLUS


1993 à LESSAC chez Henri Deliquet à Puycharenton (Lessac).

1993 Annick Moïse, Rosalie, Delphine, Julie, Kristof, Chantal, Alain.

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