Le galant indiscret
De bon matin me suis
levé,
Au chant de
l'alouette ;
En mon
chemin rencontre
Un
garçon allemand
Qui allait
voir sa blonde,
À
la rigueur du temps.
—
Où t'en vas-tu ? D'où reviens-tu ?
Voilà
minuit qui sonne.
—
Je vais voir ma maîtresse,
Là-bas,
dans sa maison,
D'entrer dans
sa chambrette
J'ai bien la
permission.
—
Ouvrez, ouvrez la porte, ouvrez,
Marguerit' ma
mignonne ;
Je suis nu,
je grelotte,
En danger de
geler ;
Belle,
ouvrez-moi la porte
Et
laissez-moi entrer.
—
Gèlerais-tu, mourerais-tu,
Je n'ouvre
pas ma porte.
En passant
par la ville,
Galant, tu
t'es vanté
Que
j'étais une fille
Faite
à tes volontés.
Ô
Dieu de Dieu ! que j'ai d'malheur !
Combien je
suis à plaindre !
J'ai perdu ma
maîtresse
Pour avoir
trop causé ;
Jamais homme
ni femme
N'sauront
plus mes secrets.
Références:
Rapporté par Achille Millien dans le tome 2 de Chants et
chansons populaires en 1908, p. 191.
Chant par Malicorne sur l'album Malicorne en 1975
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